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samedi 7 juin 2008
Paradoxe d'une axiomatique de l'hypertexte
Plutôt que d’en revenir sans arrêt au Phèdre de Platon (pour de plus mal interpréter son prétendu rejet de l’écriture), tournons-nous aussi vers le Théétète et le paradoxe qui sert tout aussi bien d’aporie fondamentale à la construction contemporaine d’une Axiomatique de l’hypertexte dans ce dialogue : comment, avec des éléments privés de toute signification (les lettres, les éléments alphabétiques, les codes sources) produire des phrases infiniment riches de sens ; comment, avec certains éléments codifiés, transformer une suite d’éléments alphabétiques a-sensés (grammatisation) en des paragraphes infiniment signifiants au point qu’ils servent de support et de matrice créative à la Pensée et à la réflexion ?
Cette aporie provient du concept de la pensée chez Platon qui doit nécessairement être considérée comme langage. Le problème apparaît lorsque la langue employée pour penser et réfléchir se révèle être constituée d’éléments en eux-même totalement insignifiants. Il est extrêmement révélateur que Platon dans le Théétète expose cette aporie « grammaticale » parallèlement à une aporie qui touche cette fois aux opérations sur les nombres. Et il est très significatif de constater que le paradoxe précédemment évoqué à propos des lettres dans la langue se pose dans les mêmes termes que l’opposition maintenant exposée entre la somme - to pàn - et la Totalité -to olon - (voir le Théétète 205b-e).
L’arithmétique est un exemple de comparaison excellent puisqu’elle nous montre qu’en maniant des signes très élémentaires nous parvenons à formuler des relations de calcul très complexes. Ce sont en fait des lois de progression, des suites organisant des phénomènes de signes simplifiés qui permettent ensuite l’accès à la sémantique de concepts très élaborés (calcul sur les symboles etc.)
Arithmétique et pensée réflexive, même combat !
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lundi 5 mai 2008
Le texte disparu
Au moment panoptique de la perception la plus complète de l’Hypertexte, nous voyons soudainement le rien des significations imaginaires à l’œuvre dans le Texte, nous en percevons tout l’arbitraire en même temps que la profonde nécessité.
Tous les liens qui enrichissent le langage hypertextuel tendent alors à reconnaitre dans l’hypertextualité l’aptitude à rendre le texte insuffisant, voire même absent, à susciter par conséquent le texte (l’hypertexte à la puissance -1) en son absence, puis à s’en ressouvenir en lieu et temps de cette absence, à l’accomplir finalement jusqu’à son sens dernier dans une étrange et définitive disparition de sa forme. Le texte hypertextualisé se métamorphose.
Là s’affirme sur l’écran la pure et simple disparition du texte maintenant numérisé. Et cet absentement va désormais venir hanter l’hypertexte dans chacune des applications qu’il va installer sur le texte. C’est ici que tout se joue. Car l’hypertexte n’atteint sa perfection que dans la totale disparition du texte qu’il mène à la puissance supérieure. C’est, semble-t-il, dans cette absence absolue du texte réalisée que le moment panoptique de l’hypertexte survient.
Si, au final, dans la présence parfaite de cette disparition textuelle qui vient hanter l’écran, peuvent être jetés les dés : là seulement l’inattendu du temps panoptique advient, dans une contingence totale des mouvements et des significations qui fait que l’Hypertexte prend corps et ordonne sa profonde nécessité.
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Là s’affirme sur l’écran la pure et simple disparition du texte maintenant numérisé. Et cet absentement va désormais venir hanter l’hypertexte dans chacune des applications qu’il va installer sur le texte. C’est ici que tout se joue. Car l’hypertexte n’atteint sa perfection que dans la totale disparition du texte qu’il mène à la puissance supérieure. C’est, semble-t-il, dans cette absence absolue du texte réalisée que le moment panoptique de l’hypertexte survient.
Si, au final, dans la présence parfaite de cette disparition textuelle qui vient hanter l’écran, peuvent être jetés les dés : là seulement l’inattendu du temps panoptique advient, dans une contingence totale des mouvements et des significations qui fait que l’Hypertexte prend corps et ordonne sa profonde nécessité.
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jeudi 1 mai 2008
Langage photographique

Pourquoi les photos et vidéos ?
Le sens visuel dans un fragment posté a son propre langage, celui de la photo. Ce langage est aussi peu mimétique que les mots du texte du "post" en ce qui concerne leur relation aux choses.La photo continue le travail des yeux, non pour le traduire du langage des mots en un autre langage, mais pour l'articuler immédiatement en formes et en couleurs, dans le langage non verbal de la photo.La photo ouvre à une connaissance visuelle, qui ne doit rien à la connaissance théorique ni aux mots du scripteur du texte qui l'accompagne. Un savoir visuel prend forme grâce à l'activité de mise en page de l'iconographe, savoir qui interpète le monde vu. Ce monde visible acquiert un sens qu'il serait alors vain de vouloir traduire en mots.
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