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jeudi 21 août 2008

L'objet et le sujet aujourd'hui

Si l'objet est ce qui est jeté devant nous, si le sujet ce qui se trouve sous ce qui est jeté - alors ces polarités sont inséparables du jet, de la précipitation, à savoir de la chute qui participe à leur nature véritable et leur mouvement respectif.

La perspective phénoménologique avec laquelle habituellement nous considérons le couple sujet/objet (l'intentionnalité husserlienne qui les confond à travers les actes de l'esprit) se double d'une perspective métabologique - à savoir ce qui se maintient au-delà de la balistique, du jet par lequel les polarités en question s'entretiennent.

Ces nouvelles visions que nos techno-sciences ne cessent de modifier, de transformer voient tous les jours s'accélérer le passage du sujet-objet en un complexe moteur, un ensemble dynamique - métabologique dont tout indique déjà qu'il est sans précédent.

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jeudi 01 juin 2006 dans Actualité, Livres, métabole, Science, temps, Voyages, Web/Tech, Weblogs

mercredi 20 février 2008

Inertie et attraction universelle

Le thème de la chute est exploré de manière méthodique dans Les huits Proèmes de " A nous, maintenant, d'expanser l'intégrale des dithyrambes anciens..." (voir frenchtheory.com). Cette catégorie majeure dans la systématique de Devenir et temporalité est évoquée dans la perspective du traChute_fuse_cosmositement philosophique de la métabole, signifiant "l'après-jet" - - coïncidant généralement avec la chute...

Pendant longtemps, il a paru évident que la chute des corps était fonction de leur "poids". Cependant, dès le VIeme siècle après Jésus-Christ, Jean Philopon, un platonicien vivant à Alexandrie, avait déjà dit dans une critique de la physique d’Aristote que deux corps lâchés d'une même hauteur, dont l'un était beaucoup plus lourd que l'autre tombaient pratiquement dans le même temps (nous savons que les différences sont imputables aux frottements dans l'air). On traduirait aujourd'hui cette idée par le principe d'équivalence (entre gravitation et inertie).

Jusqu'au XIVeme siècle la trajectoire d'un boulet de canon était représentée en deux étapes : un mouvement "violent" rectiligne provoqué par sa propulsion suivi dès l'instant où l'élan est épuisé par un mouvement de chute verticale. La trajectoire est ainsi brisée à son sommet. Plus réaliste, l'école scolastique imagina à cette époque la première trajectoire courbe : départ rectiligne, courbure au sommet et chute verticale.


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